Courant vers mon papa!

 

Très jeune, j'avais pris l'habitude de courir vers mon papa lorsque j'avais besoin d'être consolée. Alors que je ressemblais à l'époque à une maigre petite perche,  j'étais vraiment un garçon manqué ! Je m'engagée souvent dans des bagarres pour défendre ceux  que j'aimais, j'arriver chez moi sale et blessé. C'est en ces occasions que je courais vers mon père, mes cheveux  roux  volant au vent et mes larmes toutes sales ruisselant sur mon visage.

"Papa! Papa!"

J'étais tellement chanceuse d'avoir un papa qui prenait soin de moi. Depuis mes jeunes années jusqu'au jour où il est  parti rejoindre le Seigneur, j'ai toujours été sa petite fille bien-aimée.

Je volais vers ses bras ouverts. Il m'installait sur ses genoux- saleté, sang  et  tout, essuyait  mes  larmes, repoussait  mes  cheveux   roux  et  me disait:

"Maintenant, ma chérie, raconte à ton papa."

Plusieurs  années  plus tard,  j'ai  encore souffert, mais je ne  pouvais  plus courir vers mon père, il n'était plus là.

Je n'avais pas non plus ma maman, car elle était déjà avec le Seigneur.

Pour une raison que j'ignore, le temps sembla subitement s'arrêter pour un moment.

Je  ne  peux  expliquer  ce qui a tout déclenché, mais subitement  j'ai eu une vision. Je voyais  une  petite fille, la  figure ruisselante de larmes, qui  courait. Son corps révélait  de nombreuses  ecchymoses, et  le sang  coulais  sur ses  petites  jambes  toutes  frêles.  Je voyais  une petite fille  qui  avait  besoin de son  papa  et  qui  courait  vers lui.

Puis  tout  à  coup  et  étrangement,  je  l'ai  vue  s'avancer vers  un  tout  petit  portail  en or, qui  s'est  ouvert  devant  elle.

Deux   puissants  gardes  resplendissants  se tenaient devant  ce  portail.

La  petite  fille  était  émerveillée  devant  le  trône  de Dieu!

J'ai  compris  que  la  petite  fille  qui  se  précipité  devant ce  trône  était  moi.

J'ai  poursuivi  ma  route  en  pleurant, courant  jusqu'à Dieu.

J'entendais  les  chérubins  et  les  séraphins  crier  d'une voix   forte: " Saint,  saint,  saint  est  L'Eternel  des armées!

Toute  la  terre  est pleine  de  sa  gloire!"

Plusieurs  se  prosternèrent devant  le trône et  la cour siégea, mais  je  ne  faisais  que  courir  et  courir  sans m'arrêter.

Et  je  pouvais  le  voir, stoppant  toute  activité  et ouvrant  très  grand  les bras  pour  les  refermer  sur  moi et  me  serrer  contre  sa  poitrine.

"Voilà, voilà, ma  précieuse  enfant. Laisse-moi  essuyer  ces  larmes  et  raconte  tout  à  ton  Père."

Avec ma tendresse Mimi.

 

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