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Des enfants
qui n'ont, pour certains, que six ou sept ans manient les armes
dans la région peu stable de l'Afrique centrale dite des
"Grands Lacs".
Depuis
plusieurs dizaines d’années, des groupes de l’armée régulière ou
de forces rebelles au Rwanda, en République centrafricaine, en
République démocratique du Congo, en Angola, au Burundi et en
Ouganda, arrachent des enfants à leur famille, à leur village, à
leur école ou au camp où ils étaient réfugiés lors de raids qui en
font souvent, de surcroît, des orphelins.
Les enfants
de la rue, déjà vulnérables et sans aucune protection, sont des
proies faciles. Les enfants ont appris comment devenir soldat -
comment manier une arme et tuer. Certains enfants ont été formés
pour jouer le rôle d'espion, d’autres sont utilisés comme
porteurs, cuisiniers ou esclaves sexuels.
Les troupes
considèrent que les enfants sont faciles à contrôler et à
manipuler - et qu’ils sont " jetables ", les
enfants soldats, sont estimé à
400 000 dans la région des " Grands Lacs "
où la situation commence à se stabiliser après plusieurs dizaine
d’années marquées par des conflits africains. Des groupes armés
n'en continuent pas moins de recruter de force des enfants dans
des pays comme l'Ouganda et la RDC. Dans le nord de l'
Ouganda, les enfants se réfugient la nuit en ville de peur d'être
arrachés de leur lit par les rebelles de l’Armée .
"
Les enfants sont toujours ciblés
par les milices en RDC.
Nous devons tous réunir nos efforts pour en
finir avec ,ce
fléau qui ravage l'Afrique.
Toute cette violence aussi bien au niveau politique national qu'au
niveau international. "
Ceux-ci sont donc l'avenir. Et un avenir pacifique est ce que tout
le monde sensé souhaite. Voilà pourquoi on leur accorde (ou on
devrait leur accorder) les moyens de la paix et leur épargner les
violences. Mais la plupart des violences commises ou subies en
Afrique l’ont été par les populations jeunes. Comment alors
peut-elle vivre en paix quand une partie importante de sa
population portera des séquelles physiques et surtout
psychologiques des violences, soit en tant qu’auteurs soit en tant
que victimes ? La question devient dramatique lorsqu’on sait que
cette partie concernée est composée essentiellement de la tendre
jeunesse (ou plutôt de l’enfance), cette frange même de la
population sur laquelle tout Etat bâtit ses espoirs pour sa survie
et son avenir. Ce problème n’est certes pas propre à la seule
Afrique. Mais ce n’est pas une excuse pour le justifier. Il pose
un tas de questions auxquelles il convient de répondre. En effet,
victimes de toutes sortes de violences et d’abus, sous-alimentés
et soumis à des sévices corporels ou à l’esclavage sexuel, ces
enfants ne vivent pas seulement des dangers et des horreurs
incompatibles avec leur âge. Ils sont culturellement amputés,
tragiquement privés de tout développement personnel, d’instruction
et de rapports humains, droits qui devraient être acquis à leur
naissance.
"
Ces enfants brisés, devenus d’insensibles témoins et instigateurs
de mort, deviendront, sans notre aide, des adultes ravagés,
incapables de jouer un rôle productif dans la société. Pour cette
raison, il est important de préserver les enfants des combats, non
seulement pour leur bien-être mais également pour la stabilité et
la croissance futures de leurs pays."
Ces
enfants - soldats vulnérables, déséquilibrés, traumatisés,
longtemps drogués, non pris en charge et aujourd’hui mal ou pas du
tout réintégrés dans la société, renferment les germes des
relations sociales a - normales avec les autres humains et donc à
même de susciter des conflits dans la communauté. Ils sont donc un
problème pour l'avenir de la paix.
Nous
devons tout faire pour que les enfants n'aient pas leur part dans
l'armée, mais plutôt à l'école, plutôt dans leur famille.
" Ces
enfants sacrifiés au nom de guerres que se livrent les adultes."
""
Guerre est le mot le plus triste qui sort de mes lèvres
tremblantes."
Tendrement Mimi
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